Caméra Connectée

Comparatif cartes microSD pour caméra de surveillance 2026

La carte qui garde vos images : endurance annoncée, capacité acceptée par chaque caméra, vitesse et durée conservée en 2K et en 4K, pour choisir celle qui ne mourra pas en six mois.

Comment choisir une carte microSD pour caméra de surveillance

Endurance annoncée, capacité acceptée, classe de vitesse, température : ce que les fiches comparent, et comment lire ces chiffres avant de payer.

Devant ces quatre cartes, vous tranchez une question de compatibilité avant une question d’usage : combien de gigaoctets votre caméra accepte vraiment, puis quelle gamme d’endurance son mode d’enregistrement réclame. Le système de fichiers, lui, se règle après l’achat.

Le critèreCe qu’on lit sur la ficheLe seuil
Capacitéle plafond de la caméra, pas celui de la carte128 Go sur une eufy Indoor Cam S350, 256 Go sur les Imou et les Xiaomi, 512 Go sur les Reolink, les Tapo et les EZVIZ
Gammela mention High Endurance, Pro Endurance ou Max Enduranceune carte de téléphone ne tient pas la réécriture en boucle
Enduranceles heures annoncées et le débit qui a servi à les calculer10 000 h en Full HD au minimum, à diviser par deux en 4K
Système de fichiersexFAT d’usine sur toute carte de 64 Go et plusFAT32 exigé par les Reolink et les Xiaomi
Classe de vitesseclasse 10, U1 ou U310 Mo/s garantis suffisent, une 4K en H.265 écrit 0,5 Mo/s
Températurela plage en fonctionnement-25 à 85 °C sur les quatre cartes de ce rayon
Garantiela durée écrite sur la fiche du fabricant2 ans en entrée de gamme, 15 ans sur la Max Endurance

Le plafond vient de la caméra, jamais de la carte

C’est le critère qui écarte le plus de références, et il ne se lit pas sur l’emballage de la carte. Chaque caméra annonce une capacité maximale, et au-dessus, la carte n’est pas montée du tout ou ne l’est qu’en partie. Dans notre comparatif, l’eufy Indoor Cam S350 s’arrête exactement à 128 Go. Les Imou Cell PT, Cruiser 2 et Knight 4K, comme les deux Xiaomi, plafonnent à 256 Go. Les Reolink, les Tapo, les EZVIZ et l’Imou Rex 3D montent à 512 Go. Deux modèles n’ont aucun logement : l’eufy SoloCam S340 écrit sur 8 Go de mémoire interne, l’eufyCam S3 Pro sur le disque de sa HomeBase 3. Aucune carte n’y entre, quelle que soit sa marque.

Le mode d’enregistrement décide plus que la capacité

Une caméra 2K en H.264 écrit environ 0,9 Go par heure, une 3K en H.265 près de 1,35 Go, une 4K en H.265 environ 1,8 Go. En enregistrement continu, 128 Go donnent donc six jours de recul en 2K, quatre en 3K et trois en 4K ; 256 Go doublent ces durées. Passez la caméra en mode détection et l’échelle change complètement : une heure de séquences par jour en 4K représente 1,8 Go quotidien, soit plus de deux mois sur une carte de 128 Go, et un capteur PIR qui déclenche soixante fois par jour tient près de dix mois. Décidez du mode avant de décider de la capacité.

Les heures annoncées ne se comparent pas d’une marque à l’autre

Chaque fabricant convertit un budget d’écriture en heures, avec son propre débit de référence. SanDisk compte 10 000 heures en Full HD sur sa High Endurance de 128 Go, Kingston 26 900 heures à 13 Mbit/s, Samsung 70 080 heures à 26 Mbit/s. Trois étalons différents, donc trois chiffres qui ne se mettent pas en regard. Deuxième piège : l’endurance suit la capacité. La gamme High Endurance de SanDisk annonce 10 000 heures en 128 Go, 20 000 en 256 et 40 000 en 512. La carte n’est pas plus solide, elle est plus grande, et l’usure se répartit sur davantage de cellules. Enfin, ces chiffres valent tous en 1080p : sur une caméra 4K, divisez-les par deux pour un ordre de grandeur honnête.

Toute carte de 64 Go et plus arrive en exFAT

C’est la cause la plus fréquente du message « carte non reconnue ». Une microSDXC quitte l’usine formatée en exFAT. Les Reolink Argus 4 Pro et E1 Outdoor Pro, la Xiaomi Outdoor Camera CW400 et la Smart Camera C500 Pro ne lisent que le FAT32, et Windows ne propose plus ce format au-delà de 32 Go dans sa boîte de dialogue de formatage. Lancez donc le formatage depuis l’application de la caméra : elle écrit la table d’allocation qu’elle saura relire. TP-Link va plus loin et publie la liste des cartes microSD testées sur ses caméras Tapo, avec deux références déclarées franchement incompatibles.

La garantie est le seul chiffre que le vendeur vous doit

Les heures annoncées n’engagent personne et ne se vérifient pas. La durée de garantie, si. Elle sépare nettement les gammes : deux ans sur la SanDisk High Endurance, trois ans sur la Kingston selon sa fiche de juillet 2024, cinq ans sur la Samsung PRO Endurance, quinze ans sur la SanDisk Max Endurance de 256 Go. C’est aussi la ligne qui explique les écarts de prix du rayon, de 34,49 € à 124,18 € au relevé du 13 septembre 2026. Sur une caméra qui enregistre quelques minutes par jour, payer quinze ans de couverture n’a pas de sens ; sur une caméra qui filme en boucle toute l’année, c’est le poste qui se rentabilise.

Ce qui ne décide rien : la classe de vitesse et la température

La classe V30 garantit 30 Mo/s en écriture soutenue, un débit pensé pour un caméscope qui enregistre du 4K à 100 Mbit/s. Une caméra de surveillance en H.265 écrit 4 Mbit/s, soit un demi-mégaoctet par seconde. Même une classe 10, qui garantit 10 Mo/s, offre vingt fois la marge nécessaire : la Kingston High Endurance ne porte aucune classe vidéo V, et TP-Link la recommande quand même pour ses Tapo. Les 100 Mo/s en lecture ne servent qu’à rapatrier les fichiers sur un ordinateur. Les notes A1 et A2, elles, mesurent des accès aléatoires utiles à un téléphone, pas à un flux vidéo. Quant à la plage de température, les quatre cartes du rayon tiennent de -25 à 85 °C en fonctionnement : aucune façade française ne sort de cette fourchette, et par grand froid, le maillon faible reste la batterie de la caméra.

Questions fréquentes

Deux cartes de 128 Go, l'une annoncée à 10 000 heures et l'autre à 70 000 : laquelle prendre ?

Regardez d'abord le débit qui a servi au calcul, écrit en note de bas de page. SanDisk compte ses 10 000 heures en Full HD, Samsung ses 70 080 heures à 26 Mbit/s, un débit de caméra embarquée. Les deux cartes écriront en réalité un volume du même ordre. Tranchez plutôt sur le mode d'enregistrement : en continu 24 heures sur 24, le budget d'écriture le plus large sert à quelque chose, et la garantie de cinq ans de la Samsung aussi. Sur détection, quelques minutes par jour, aucune des deux n'atteindra jamais son quota et l'écart de prix ne se rentabilise pas.

Faut-il prendre 256 Go plutôt que 128 Go ?

Seulement si votre caméra enregistre en continu. En 4K et en H.265, passer de 128 à 256 Go fait passer le recul de trois à six jours : c'est la différence entre rentrer de week-end et rentrer de vacances. En mode détection, les deux capacités conservent plus de six mois d'alertes, et vous changerez de caméra avant d'avoir rempli la carte. Vérifiez ensuite le plafond : les Imou et les Xiaomi de notre comparatif s'arrêtent à 256 Go pile, l'eufy Indoor Cam S350 à 128 Go.

Les cartes sans marque à 12 € tiennent-elles dans une caméra ?

Elles tiennent quelques mois, parfois moins. Une carte d'entrée de gamme est calibrée pour des photos et des applications, pas pour réécrire les mêmes cellules tous les deux jours, et rien sur son emballage n'annonce un budget d'écriture. Le signe à chercher est la mention de gamme : High Endurance, Pro Endurance, Max Endurance. Elle ne garantit pas un miracle, mais elle engage le fabricant sur un nombre d'heures et sur une durée de garantie, ce qu'aucune carte générique ne fait. Et une carte de 512 Go affichée à 12 € n'existe pas : c'est une capacité falsifiée, qui écrase ses propres fichiers au-delà de sa taille réelle.

Peut-on remplacer la carte plus tard par une plus grande ?

Oui, à condition de rester sous le plafond de la caméra, et en sachant que rien ne se transfère tout seul. La caméra reformate la nouvelle carte au premier démarrage et repart d'une boucle vide. Copiez donc sur un ordinateur les séquences que vous voulez garder avant de sortir l'ancienne carte, avec un lecteur microSD ou l'adaptateur SD fourni par SanDisk et Samsung. Kingston n'en met pas dans sa boîte. Profitez-en pour noter la date de mise en service de la carte : c'est elle qui dira quand la remplacer.