Caméra Connectée
Marque

Caméra connectée sans abonnement Reolink : guide complet de la gamme 2026

Trois Reolink à notre catalogue, de 139,99 € à 209,99 €, toutes limitées à 512 Go de microSD et toutes utilisables sans un euro d'abonnement. Ce qui les sépare vraiment ne figure sur aucune fiche technique : les modèles alimentés au secteur rendent un flux RTSP et ONVIF, ceux qui tournent sur batterie n'en rendent aucun.

Par Élise

Reolink en chiffres

2009

année de création

110

pays et régions de vente

512 Go

microSD acceptée sur toute la gamme

2 ans

garantie constructeur annoncée

La gamme Reolink en un tableau

ModèleDéfinitionStockageAlimentationRotationPrixFiche
Reolink Argus 4 Pro 4K 180°512 GoBatterie 5 000 mAh, panneau solaire 6 W dans le packObjectif fixe, deux capteurs cousus par algorithme 199,99 € Voir l'avis →
Reolink E1 Outdoor Pro 4K512 GoSecteur, bloc DC 12 V 1 A, câble de 1,2 m et rallonge de 4,5 m355° horizontal, 50° vertical, 64 positions prédéfinies 139,99 € Voir l'avis →
Reolink Altas PT Ultra 4K512 GoBatterie 20 000 mAh (72 Wh), panneau solaire 6 W dans le pack355° horizontal, 90° vertical, suivi automatique 209,99 € Voir l'avis →

Reolink vend des caméras depuis 2009 et déclarait 245 titres de propriété intellectuelle fin 2024. La marque n’a jamais construit son modèle sur l’abonnement : ses caméras enregistrent sur une carte microSD, et le tri entre une personne, un véhicule et un animal se fait dans le boîtier. Trois de ses modèles figurent à notre catalogue. Ils ne se choisissent pas au hasard : une ligne de fracture traverse la gamme, et elle passe par la prise de courant.

Un chiffre saute aux yeux quand on aligne les fiches techniques : 512 Go. Les trois Reolink de notre sélection acceptent cette capacité, y compris la moins chère des trois. En face, la SoloCam S340 d’eufy se contente de 8 Go de mémoire interne, et les deux Xiaomi plafonnent à 256 Go. Sur une caméra sans abonnement, la carte est l’historique. Sa taille maximale fixe le nombre de jours que vous pourrez remonter, et rien d’autre ne le fixe.

Vient ensuite ColorX. Reolink monte un capteur de 1/1,8 pouce derrière une ouverture de f/1,0, ce qui laisse entrer assez de lumière pour filmer en couleur la nuit sans allumer le moindre projecteur. L’Argus 4 Pro et l’Altas PT Ultra en bénéficient. La E1 Outdoor Pro, plus ancienne, reste sur le schéma classique : infrarouge 850 nm jusqu’à 12 m, ou quatre projecteurs de 3,3 W en 6 500 K quand on veut de la couleur. Une caméra qui n’allume rien la nuit ne signale pas sa présence au passant, et elle n’attire pas les insectes qui viennent tourner devant l’objectif.

Reste la différence qui ne se lit sur aucune fiche technique.

Les Reolink alimentées au secteur rendent un flux RTSP et ONVIF. Celles qui tournent sur batterie n’en rendent aucun. La E1 Outdoor Pro pousse son 4K vers Synology Surveillance Station, Frigate ou Home Assistant, sans intermédiaire. L’Argus 4 Pro, elle, ne parle qu’à l’application Reolink. Définitivement. L’Altas PT Ultra se situe entre les deux : seule, elle est fermée, mais un Home Hub branché à côté d’elle rouvre le RTSP. Aucun réglage caché ni mise à jour future ne changera ce partage, parce qu’il découle de la consommation électrique qu’un flux permanent imposerait à une batterie. Si votre projet passe par un NAS, la question de l’alimentation est donc déjà tranchée.

Regardez votre mur avant de regarder les fiches techniques. La présence ou l’absence d’une prise à portée élimine d’emblée deux des trois modèles.

Il y a une prise : la E1 Outdoor Pro, 139,99 €

La moins chère des trois, et la seule ouverte. Tête motorisée sur 355° à l’horizontale et 50° à la verticale, zoom optique 3× qui fait varier la focale de 2,8 à 8 mm, 64 positions mémorisées, suivi automatique.

Le zoom optique est rare à ce prix. Une plaque d’immatriculation garée à quinze mètres reste lisible, là où un zoom numérique rend des carrés. En contrepartie, le champ instantané tombe à 94°, puis à 50° zoom sorti : cette caméra veut un point de passage obligé, pas un grand angle. Dernier détail qui trompe beaucoup de monde, son port RJ45 transporte les images et pas le courant. Ce n’est pas du PoE. Il faut amener le 230 V. Notre avis complet sur la E1 Outdoor Pro détaille ce que son suivi automatique rate.

Pas de prise, surveillance sur détection : l’Argus 4 Pro, 199,99 €

Deux capteurs cousus par algorithme en un flux unique de 5 120 × 1 440 pixels, soit 180° horizontaux sans angle mort ni moteur. Une façade entière, un garage et son allée d’accès tiennent dans un seul cadre. Batterie de 5 000 mAh, panneau solaire de 6 W dans le pack, IP66. En contrepartie, l’objectif est fixe et le champ vertical se limite à 50° : ce qui se passe au pied du mur sort de l’image. Et elle reste fermée à tout RTSP.

Pas de prise, enregistrement continu : l’Altas PT Ultra, 209,99 €

Une caméra sans fil classique dort et se réveille sur alerte ; entre deux réveils, il ne reste rien. Les 20 000 mAh de l’Altas, soit 72 Wh, changent ce régime : Reolink annonce huit jours d’enregistrement continu à douze heures par jour, et le panneau de 6 W boucle la journée dès cinq heures de soleil direct. Ajoutez-y un pré-enregistrement de 10 secondes, celles où l’on voit par où quelqu’un est entré. Le prix se paie en grammes : 853 g et 178 mm de long sur un support métallique, ça se repère depuis la rue. Son capteur PIR ne balaie par ailleurs que 100°, quand la tête tourne sur 355°. La fiche de l’Altas PT Ultra mesure ce décalage.

Deux paliers manquent à notre catalogue, et autant le dire : Reolink fabrique aussi des caméras d’intérieur et une gamme PoE filaire que nous ne couvrons pas. Pour une pièce de la maison, la E1 Outdoor Pro est surdimensionnée, avec ses 458 g et ses projecteurs qui éblouissent un salon.

Chez Reolink, on n’étend pas une installation en achetant une carte plus grosse. On pose un boîtier à l’intérieur. Le Home Hub centralise jusqu’à huit caméras, porte deux emplacements microSD, chiffre les enregistrements en AES-128 et fonctionne sur le réseau local, sans connexion Internet. C’est lui qui rouvre le RTSP sur les caméras à batterie, l’Altas PT Ultra comprise. Comptez entre 100 et 130 € selon le marchand, relevé en septembre 2026.

Sa liste de compatibilité porte deux exclusions que Reolink publie : les caméras à batterie de 2 mégapixels et les modèles 4G n’y entrent pas. Une mise à jour du micrologiciel de la caméra est parfois nécessaire avant l’appairage. Avant d’acheter un hub pour rattraper une caméra existante, vérifiez donc sa définition et son mode de connexion, pas seulement son nom de gamme.

Reolink fournit aussi un client Windows et macOS gratuit, qui lit plusieurs flux en direct et rejoue les enregistrements de la carte sur une frise chronologique. Ça ne remplace pas un NAS, mais ça évite de rester prisonnier d’un téléphone.

C’est la caméra que la marque pousse partout, et elle le mérite sur un point précis : personne d’autre ne vend 180° réels en 4K sur batterie à ce tarif. Les deux capteurs se recouvrent et l’algorithme masque la couture. Sur une façade droite, le raccord ne se voit pas. Le ColorX rend des nuits en couleur sans projecteur, et cinq LED blanches de 2 W prennent le relais quand il n’y a vraiment plus rien à capter.

Deux choses nous gênent. Les 50° verticaux sont maigres pour une pose en hauteur : accrochée à 3 m, la caméra voit loin devant et pas au pied du mur, ce qui laisse dehors exactement la zone où quelqu’un force une porte. Et sa fermeture complète condamne tout usage domotique, Home Hub compris, puisqu’elle ne transmet rien d’exploitable à un enregistreur tiers. Sa note relevée sur Amazon, 3,8 sur 5 pour 1 038 avis, est d’ailleurs la plus basse des trois Reolink de notre sélection. La E1 Outdoor Pro, deux fois moins chère, obtient 4,3. Notre fiche de l’Argus 4 Pro reprend ce qu’on lui reproche en détail.

Reolink est la marque la plus chère de notre sélection, et l’écart n’est pas mince. Ses trois modèles vont de 139,99 € à 209,99 €, quand la Tapo C520WS de TP-Link se relève à 42,99 € et la Cruiser 2 d’Imou à 52,99 €. Trois à cinq fois plus cher, donc. Ce que cet écart achète tient au capteur et à la batterie : du 4K sur les trois références, là où la plupart des concurrents s’arrêtent au 2K, et une autonomie sur batterie que personne n’approche à ce niveau de définition.

L’ouverture, en revanche, n’est pas une exclusivité Reolink. La Tapo C520WS rend RTSP et ONVIF pour 42,99 €, commande du moteur comprise, et la Cruiser 2 fait de même à 52,99 €. Dès qu’on dispose d’une prise, l’argument Reolink se réduit donc à la définition et au zoom optique.

eufy joue une autre carte, celle du stockage centralisé : sa HomeBase 3 accepte jusqu’à 16 To, soit trente fois une microSD de 512 Go. Mais elle se vend en kit, et le ticket d’entrée monte à 702,05 € pour quatre caméras. Reolink reste devant quand on veut poser une caméra, une seule, et ne rien installer d’autre.

Côté logiciel, les mêmes reproches reviennent : application moins lisse que celle d’eufy, appairage en Wi-Fi 2,4 GHz capricieux, assistance rendue en anglais. Ce sont des irritants d’installation. Ils ne touchent pas ce que la caméra filme une fois posée.

Ce que la carte microSD retient vraiment

Une carte de 512 Go ne dit rien tant qu’on ne l’a pas traduite en jours. Les durées ci-dessous valent pour les trois modèles, au débit par défaut de Reolink, soit 4 096 kbps en 4K.

Régime d’enregistrement64 Go128 Go256 Go512 Go
30 clips de 30 s par jour4 mois et demi9 mois18 mois36 mois
60 clips de 30 s, rue passante2 mois4 mois et demi9 mois18 mois
Continu 24 h sur 24, débit par défaut1 jour et demi3 jours6 jours12 jours
Continu 24 h sur 24, débit minimal3 jours6 jours11 jours23 jours

Le mode continu dévore une carte de 512 Go en moins de deux semaines. Descendre le débit au minimum, 2 048 kbps, double la durée, au prix d’une image nettement plus molle dès que la scène bouge. Pour du 24 h sur 24, le Home Hub coûte moins cher qu’une carte plus grosse, et il n’existe pas de microSD au-delà de 512 Go acceptée par ces caméras.

Reolink annonce 2 ans de garantie constructeur et 30 jours de remboursement sur ses ventes directes, avec une assistance qu’elle dit ouverte 24 h sur 24, six jours sur sept. Le dossier s’ouvre par le formulaire du site. La marque ne déclare aucun centre physique en France, et l’échange suppose donc un envoi hors du territoire.

En France, la garantie légale de conformité s’impose au vendeur, pas au fabricant. Elle couvre 2 ans à compter de la livraison d’un bien neuf, et pendant ces 24 mois tout défaut est présumé antérieur à l’achat : c’est au vendeur de prouver le contraire, pas à vous de prouver quoi que ce soit. Les articles L217-3 à L217-20 du code de la consommation la fixent, et service-public.gouv.fr en détaille la mise en œuvre.

Ce que ça implique au moment de payer : une caméra achetée sur Amazon se réclame à Amazon, une caméra achetée sur la boutique Reolink se réclame à Reolink. Le second chemin passe par un support anglophone et un envoi hors de France ; le premier reste sur le territoire. Sur un produit dont les pannes de batterie remontent surtout après six à douze mois d’usage, c’est un critère aussi concret que le nombre de mégapixels.

Questions fréquentes sur Reolink

Les caméras Reolink fonctionnent-elles vraiment sans abonnement ?

Oui, et sans fonction bridée en chemin. Les trois modèles de notre sélection enregistrent sur une carte microSD que vous fournissez, et le tri entre une personne, un véhicule et un animal se calcule dans la caméra, pas sur un serveur. Vous gardez donc la détection intelligente sans payer au mois, là où plusieurs marques facturent ce filtrage. Reolink propose bien un stockage cloud, mais en option : rien ne vous oblige à y souscrire, et une caméra sans compte cloud continue d'enregistrer et de notifier normalement.

Quelle carte microSD mettre dans une caméra Reolink ?

Les trois modèles acceptent jusqu'à 512 Go, en classe 10 minimum, formatée en FAT32. Aucune carte n'est fournie dans la boîte. Prenez une carte dite à haute endurance : une caméra réécrit en boucle sur le même support, 24 heures sur 24 dans certains réglages, ce qu'une carte de smartphone ordinaire ne supporte pas longtemps. Une 128 Go couvre environ neuf mois d'enregistrement sur détection au rythme de 30 clips de 30 secondes par jour. Pour de l'enregistrement continu, visez 512 Go, ou passez par un Home Hub.

Quelles caméras Reolink donnent un flux RTSP ou ONVIF ?

Celles qui sont alimentées au secteur. La E1 Outdoor Pro rend RTSP et ONVIF après activation dans les réglages de port, ce qui l'ouvre à Synology Surveillance Station, Frigate ou Home Assistant. Les modèles sur batterie n'en rendent aucun : ni l'Argus 4 Pro, ni l'Altas PT Ultra prise seule. L'Altas retrouve le RTSP si vous lui ajoutez un Home Hub, l'Argus 4 Pro non. Cette limite tient à la consommation qu'un flux permanent imposerait à une batterie, et aucune mise à jour ne la lèvera.

Le Home Hub Reolink est-il obligatoire ?

Non. Chaque caméra fonctionne seule avec sa carte microSD, et le hub se vend à part, entre 100 et 130 € selon le marchand en septembre 2026. Il devient utile dans trois cas : vous dépassez trois ou quatre caméras et voulez tout relire au même endroit, vous visez l'enregistrement continu sans changer de carte tous les quinze jours, ou vous voulez un flux RTSP depuis une caméra sur batterie. Vérifiez la compatibilité avant d'acheter : les caméras à batterie de 2 mégapixels et les modèles 4G n'y entrent pas.

Quelle est la garantie d'une caméra Reolink en France ?

Reolink annonce 2 ans de garantie constructeur, plus 30 jours de remboursement sur ses ventes directes. Indépendamment de cet engagement, la garantie légale de conformité vous couvre 2 ans à compter de la livraison, et elle s'exerce auprès du vendeur, pas du fabricant. Pendant ces 24 mois, tout défaut est présumé antérieur à l'achat : c'est au vendeur de prouver le contraire. Acheter chez un marchand établi en France simplifie donc un retour, puisque Reolink ne déclare aucun centre de service sur le territoire et traite ses dossiers en anglais.

Reolink ou eufy : laquelle choisir sans abonnement ?

Reolink pour une caméra isolée, eufy pour une installation complète. Une Reolink se pose seule, garde ses images sur 512 Go de microSD et coûte entre 139,99 € et 209,99 € selon le modèle. eufy raisonne en système : sa HomeBase 3 monte à 16 To de stockage partagé, mais le kit de quatre caméras se relève à 702,05 €. Sur l'autonomie pure, Reolink garde l'avantage avec les 20 000 mAh de l'Altas PT Ultra. Sur la qualité de l'application et le confort d'installation, eufy passe devant.

Peut-on consulter une caméra Reolink sans Internet ?

Oui, sur le réseau local. Le client Reolink pour Windows et macOS, gratuit, affiche les flux en direct et rejoue les enregistrements de la carte sur une frise chronologique, sans passer par un serveur extérieur. Le Home Hub fonctionne lui aussi en réseau local seul. Il vous manquera les notifications sur téléphone hors du domicile, qui supposent une connexion sortante. Une caméra privée d'Internet continue en revanche d'enregistrer sur sa carte : vous retrouverez les images au retour.

Les fiches Reolink