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Comparatif

Imou Cruiser 2 ou Tapo C520WS : 8 jours d'images contre 32

La Tapo C520WS accepte une carte de 512 Go et filme deux fois moins lourd que l'Imou Cruiser 2 : 32 jours d'historique contre 8, sans abonnement des deux côtés. La Cruiser 2 reprend la main sur la définition, la sirène et le branchement. Ce que chaque écart change au moment de percer le mur.

Par Élise
Deux caméras extérieures motorisées à tête pivotante, posées côte à côte sur un muret, à la nuit tombée

Sur une carte de 256 Go, la Tapo C520WS garde 16 jours d’images et l’Imou Cruiser 2 en garde 8. Montez chacune avec la plus grosse carte qu’elle sait lire, et l’écart passe à 32 jours contre 8. Voilà le chiffre qui tranche entre ces deux motorisées d’extérieur. Le reste se ressemble beaucoup : IP66, rotation sur 340°, vision nocturne en couleurs, flux RTSP, Wi-Fi cantonné aux 2,4 GHz et port Ethernet à 100 Mbit/s des deux côtés.

CritèreImou Cruiser 2TP-Link Tapo C520WS
Définition3K, 2880 × 1620 (5 MP)2K QHD, 2560 × 1440 (4 MP)
Carte microSD acceptée256 Go au maximum512 Go au maximum
Historique en continuenviron 8 jours sur 256 Go32 jours sur 512 Go
Champ vu à un instant donné85°95°
Détection gratuitepersonne, véhiculemouvement, personne, animal, véhicule, ligne, sabotage
Prix au relevé de septembre 202652,99 €42,99 €

190 heures contre 768 : la profondeur d’historique se joue deux fois

Une caméra sans abonnement ne vous rend que ce que sa carte contient. Deux multiplications séparent les deux modèles, et elles vont dans le même sens.

La première tient au débit. L’Imou Cruiser 2 filme en 3K, son flux principal tourne autour de 3 Mbit/s en H.265, soit près de 1,35 Go par heure. La Tapo C520WS filme en 2K QHD à 15 images par seconde, réglage d’usine, et TP-Link publie sa propre table : 768 heures de boucle continue sur une carte de 512 Go, ce qui revient à 0,67 Go par heure. L’Imou écrit le double, malgré un codec plus économe. Le H.265 lui fait gagner de la place, la définition la lui reprend.

La seconde tient au plafond de carte. Imou s’arrête à 256 Go, TP-Link accepte 512 Go. Deux fois plus de débit, deux fois moins de capacité : l’écart final est d’un à quatre, là où les emballages laissent croire à un rapport de un à deux.

Le calcul se vérifie carte pour carte. Sur 128 Go, la Cruiser 2 tient 4 jours d’enregistrement continu et la C520WS 8. Sur 256 Go, 8 contre 16. En mode détection, la Cruiser 2 couvre environ 95 jours à raison de 2 heures de séquences quotidiennes ; la C520WS, sur sa carte de 512 Go, dépasse l’année au même rythme.

Une réserve, que TP-Link glisse sous sa table : ces 768 heures valent pour 15 images par seconde. L’application monte à 30, ce qui double le débit et ramène la boucle à 16 jours. Si vous surveillez une route où les voitures passent vite, montez le réglage et divisez le chiffre par deux.

1,35 Go/hce que la Cruiser 2 écrit en 3K

0,67 Go/hce que la C520WS écrit en 2K à 15 i/s

256 / 512 Goles deux plafonds de carte

8 / 32 joursl'historique à plafond plein

Le piège

Aucune des deux n’est livrée avec sa carte, et les 32 jours de la Tapo supposent d’acheter une microSD de 512 Go à haute endurance. Sur une carte de 128 Go, la capacité la plus courante, l’écart retombe à 4 jours contre 8 : le plafond ne sert que si vous le remplissez.

3K contre 2K QHD : 27 % de pixels en plus, deux fois le débit

L’Imou rend du 2880 × 1620, la Tapo du 2560 × 1440. Soit 4,67 mégapixels contre 3,69, et 27 % de matière en plus sur l’image. Dans une allée, ça se voit : reconnaître un visage connu passe d’environ 6 à 8 mètres, et le numéro peint sur un portail reste lisible un peu plus loin. Deux mètres de gagnés.

Aucune des deux ne lira une plaque d’immatriculation à 15 mètres, et aucune des deux fiches ne le promet. Il y faut du 3840 × 2160, que portent l’Imou Knight 4K et l’EZVIZ H8c Pro 4K. Choisir la Cruiser 2 en espérant identifier une voiture de passage revient à payer une définition intermédiaire pour un résultat qui ne bouge pas.

Reste le rapport entre les deux nombres : 27 % de pixels en plus coûtent un débit doublé. La définition n’explique pas seule un tel écart. Le nombre d’images par seconde y participe, et aucune des deux fiches produit ne le met en avant.

85 ou 95 degrés : le 360° des deux boîtes est une addition

Les emballages annoncent 340° d’un côté, 360° de l’autre. Les deux têtes pivotent sur les mêmes 340° mécaniques. Le chiffre rond de TP-Link s’obtient en ajoutant à la rotation la largeur de l’objectif : l’addition est juste, elle ne décrit aucun instant de fonctionnement.

Le champ réel se lit ailleurs sur la fiche. La Cruiser 2 ouvre à 85°. La C520WS, avec son objectif de 3,2 mm, couvre 112° en diagonale, 95° à l’horizontale et 53° à la verticale. Avantage de 10 degrés à la caméra la moins définie.

L’avance reste modeste. Sur les deux modèles, le garage n’est pas surveillé pendant que la tête regarde le portail, et le suivi automatique ne rattrape le mouvement que s’il démarre dans le cadre. Une motorisée couvre une grande surface l’une après l’autre, jamais d’un seul regard. Pour tenir une façade entière en permanence, il faut un grand-angle fixe, comme la Xiaomi Outdoor Camera CW400 et ses 113°.

À la verticale, les deux inclinent sur 90° mécaniques. Égalité, et rien de plus à en dire.

Détection animal et sirène : ce qui reste gratuit, ce qui repasse en caisse

Les deux marques ne placent pas la frontière du gratuit au même endroit.

La C520WS trie six catégories dans sa puce : mouvement, personne, animal, véhicule, franchissement de ligne et sabotage. Aucune ne coûte un euro. L’abonnement Tapo Care n’achète que du confort de notification, la vignette dans l’alerte, le clip joint au message et l’historique en ligne.

La Cruiser 2 calcule la personne et le véhicule dans la caméra, gratuitement elle aussi, jusqu’à 22 et 44 mètres. Les filtres animal et colis, eux, appartiennent à l’offre Imou Protect, offerte 30 jours puis facturée. Un chat qui traverse le jardin la nuit, une boîte aux lettres qui reçoit des colis, et ce détail décide de votre nombre d’alertes inutiles.

La Cruiser 2 reprend l’avantage sur la dissuasion. Sa sirène est donnée à 110 dB, celle de la Tapo à 93 dB mesurés à 10 cm du haut-parleur. Les deux allument leurs projecteurs seules quand une silhouette entre dans la zone, et leur infrarouge porte à 30 mètres, à 10 cm près. La C520WS ajoute de son côté un mode confidentialité mécanique : l’objectif rentre dans le boîtier, ce qui se vérifie à l’œil. Imou n’a rien d’équivalent.

Le branchement décide plus souvent que la fiche technique

Aucune des deux ne fonctionne sur batterie ni sur panneau solaire. Il faut du 230 V. C’est la première question à régler. Sans prise à portée, regardez plutôt la Reolink Altas PT Ultra ou l’eufy SoloCam S340, qui vivent sur accumulateur rechargé au soleil.

Sur le 230 V, les deux blocs ne se valent pas. Imou livre un 12 V avec 3 m de câble, et la caméra consomme moins de 12 W. TP-Link livre un 9 V de 0,85 A dont la fiche technique précise qu’il est destiné à une installation en intérieur, alors que le boîtier est IP66 et tient de -30 à 60 °C. Le perçage sert alors autant à faire passer le câble qu’à ramener la fiche côté intérieur ; sinon il faut acheter à part un coffret étanche où loger le bloc. Le passe-câble étanche est fourni, les boucles de fixation sur poteau non.

Côté réseau, les deux portent un port Ethernet à 100 Mbit/s sans alimentation par le câble, et un Wi-Fi limité aux 2,4 GHz. Toutes deux servent un flux RTSP et se déclarent en ONVIF, donc un NAS, un enregistreur du commerce ou Frigate les lisent sans passer par l’application du fabricant. TP-Link documente en plus la commande du moteur par ONVIF, sur le port 2020 ; Imou annonce la compatibilité sans détailler ce qu’un logiciel tiers y pilote.

Laquelle prendre, selon votre mur

Prenez la Tapo C520WS pour un portail sur rue, un parking ou une cour où vous voulez un mois de recul. Elle offre 32 jours d’historique, six filtres de détection sans un centime, un objectif 10 degrés plus large et 10 € de moins au relevé de septembre 2026. Sur un poste de surveillance ordinaire, elle gagne sur les critères qui servent tous les jours. À condition qu’une prise intérieure soit à portée du perçage, sinon le chantier se complique.

L’Imou Cruiser 2 vise l’allée ou la cour de garage, là où vous voulez reconnaître quelqu’un plutôt que compter les passages. Elle apporte 27 % de pixels en plus, une sirène de 110 dB et un bloc secteur de 12 V qui n’impose pas de loger l’adaptateur à l’intérieur. C’est la caméra du portail privé, filmé de près, quand 8 jours de recul suffisent parce que vous regardez les alertes le jour même.

Deux cas sortent les deux modèles du jeu. Si la surveillance doit remonter au-delà d’un mois, il faut une base à disque plutôt qu’une carte. Et si aucune prise n’est disponible, la question ne se pose pas : ces deux-là s’arrêtent où le câble s’arrête.

Questions fréquentes

L'Imou Cruiser 2 ou la Tapo C520WS : laquelle garde les images le plus longtemps ?

La Tapo C520WS, et de loin. Elle accepte une carte de 512 Go quand la Cruiser 2 plafonne à 256 Go, et son flux 2K QHD à 15 images par seconde pèse 0,67 Go par heure contre 1,35 Go pour le 3K de l'Imou. À plafond de carte plein, ça donne 768 heures de boucle continue contre 190, soit 32 jours contre 8. Sur une même carte de 128 Go, l'écart se réduit à 8 jours contre 4.

Faut-il un abonnement pour la détection sur l'une ou l'autre ?

Non pour l'essentiel, mais la frontière n'est pas au même endroit. La Tapo C520WS trie le mouvement, la personne, l'animal, le véhicule, le franchissement de ligne et le sabotage dans sa puce, sans rien payer ; Tapo Care n'ajoute que la vignette dans l'alerte et l'historique en ligne. La Cruiser 2 calcule la personne et le véhicule gratuitement, mais range les filtres animal et colis dans l'offre Imou Protect, offerte 30 jours puis facturée.

Laquelle voit le plus large ?

La Tapo C520WS, avec 95° à l'horizontale contre 85° pour la Cruiser 2. Les 360° imprimés sur la boîte de TP-Link additionnent la rotation mécanique de 340° et la largeur de l'objectif : les deux têtes pivotent en réalité sur les mêmes 340°, et aucune ne surveille plus de 95° à un instant donné. Pour couvrir une façade entière en permanence, il faut un grand-angle fixe.