Caméra qui n'enregistre pas sur la carte SD : 5 causes fréquentes
Sur les cinq causes qui vident la chronologie d'une caméra, une seule se règle en achetant une carte. Les quatre autres tiennent à un système de fichiers, à un plafond de capacité, à un mode d'enregistrement ou à un contact encrassé. Le tri se fait en cinq minutes depuis l'application, caméra en place.
Sur les cinq causes qui vident la chronologie d’une caméra, une seule se règle en achetant une carte. Les quatre autres tiennent à un système de fichiers, à un plafond de capacité, à un mode d’enregistrement ou à un contact encrassé. Le tri qui suit se fait depuis l’application, caméra en place, et il prend cinq minutes.
Diagnostic rapide en 5 minutes
- L’écran Stockage affiche une capacité nulle, ou pas de capacité du tout, sur une carte neuve ? La carte n’a jamais été formatée par la caméra.
- Le direct fonctionne, la chronologie est vide, et le compteur de stockage n’a pas bougé depuis hier ? Rien n’a été détecté : le mode d’enregistrement ou la zone de détection est en cause.
- La capacité affichée est plus petite que celle de la carte, 128 Go pour une carte de 512 par exemple ? Vous êtes au-dessus du plafond du modèle.
- L’application redemande un formatage toute seule, ou des séquences manquent sans coupure de courant ? La carte est usée.
- Rien de tout cela, et l’erreur est apparue après une pluie ou un démontage ? Le contact ou l’enclenchement de la carte.
La carte n’a jamais été formatée par la caméra
Une microSD de 64 Go ou plus sort d’usine en exFAT. Une partie des caméras ne monte que le FAT32 : la Reolink E1 Outdoor Pro et la Xiaomi Outdoor CW400 le réclament toutes les deux, avec de la classe 10 au minimum. La caméra voit la carte, elle n’écrit rien dessus.
Le signe se lit dans l’application, sous Stockage : une capacité à zéro, ou aucune capacité affichée, alors que la carte est neuve.
La parade tient en une commande. Réglages, Stockage, Formater, depuis l’application, caméra sous tension. Le formatage fait depuis Windows ne règle rien au-dessus de 32 Go : l’assistant y propose exFAT par défaut, et la caméra continuera de l’ignorer.
L’enregistrement est resté sur « événement », avec une zone de détection vide
En mode événement, la caméra n’écrit que sur déclenchement. Une zone de détection vide, ou remise à plat par une mise à jour du micrologiciel, ne déclenche rien du tout. Le capteur PIR travaille sur un écart de température : un corps à 37 °C dans une scène à 20 °C se voit, le même corps par 30 °C à l’ombre beaucoup moins.
Le test tranche en deux minutes. Passez devant la caméra, à trois mètres, bras levé. Si rien n’apparaît dans la chronologie ensuite, le déclenchement est en cause et la carte n’y est pour rien.
Ouvrez Détection, redessinez une zone qui couvre toute l’image, montez la sensibilité d’un cran. Sur une caméra alimentée au secteur comme l’Imou Cruiser 2, l’enregistrement continu supprime la question : la caméra écrit en permanence et la détection ne sert plus qu’aux notifications.
La capacité dépasse le plafond du modèle
Chaque caméra a un maximum, et il ne se lit pas sur l’emballage de la carte. Reolink accepte 512 Go sur l’Argus 4 Pro, l’Altas PT Ultra et l’E1 Outdoor Pro. L’Imou Cruiser 2 et les deux Xiaomi s’arrêtent à 256 Go, l’eufy Indoor Cam S350 à 128 Go. Au-dessus, la caméra ignore la carte, ou n’en adresse qu’une partie et repart en boucle bien plus tôt que prévu.
La capacité affichée est alors amputée : 128 Go sous Stockage pour une carte de 512 Go. Aucun message d’erreur ne nomme la cause.
Relevez le plafond dans la notice, puis redescendez d’un cran. Deux modèles échappent à la question parce qu’ils n’ont pas de logement : la SoloCam S340 garde ses images sur 8 Go soudés, et l’eufyCam S3 Pro sur le disque de sa HomeBase 3.
La carte vient d’un téléphone et ses cellules sont usées
Une caméra réécrit la même carte en boucle, jour et nuit. C’est ce que mesure l’endurance annoncée : 10 000 heures en Full HD pour la SanDisk High Endurance de 128 Go, 26 900 heures pour la Kingston de même capacité. Une carte de téléphone ne porte aucun chiffre de ce genre, parce qu’elle n’a pas été conçue pour ça. Nous déconseillons de la recycler dans une caméra : elle tient quelques mois, et l’historique manquant se découvre le jour où on en a besoin.
Trois signes la désignent : une demande de reformatage qui revient seule, des séquences absentes de la chronologie sans coupure de courant, des vidéos qui s’arrêtent avant la fin. À partir de deux signes sur trois, la carte est en fin de vie.
Le test se fait sur un PC. Lancez un formatage complet, case « Rapide » décochée : TP-Link recommande cette manœuvre parce qu’elle parcourt toutes les cellules et bute sur celles qui sont mortes. Le même constructeur renvoie vers H2testW pour vérifier que la capacité réelle correspond à la capacité annoncée.
Le contact est sale, ou la carte n’est pas enclenchée
Sur une caméra extérieure, le logement vit derrière un capot à joint. Un capot mal revissé après une manipulation laisse entrer l’humidité, et l’indice IP66 protège des jets d’eau, pas d’une vis oubliée. L’autre moitié des cas vient du remontage : la carte a été poussée sans aller jusqu’au clic, elle tient, elle ne contacte pas. Ce cas se reconnaît à son intermittence : la carte apparaît, disparaît, revient après un redémarrage, et l’erreur de stockage tombe le lendemain d’un orage ou d’une intervention.
Coupez l’alimentation avant tout. Sortez la carte, nettoyez ses contacts dorés à l’alcool isopropylique, laissez sécher une minute, réinsérez jusqu’au clic. Refermez le capot avec son joint bien en place et ses vis serrées.
Quand le SAV est nécessaire
Une seule combinaison ne laisse plus d’explication logicielle : une carte à haute endurance neuve, formatée par l’application, sous le plafond du modèle, l’enregistrement en continu activé, les contacts propres, et toujours rien d’écrit après vingt-quatre heures. Le lecteur de la caméra est alors en cause.
En France, la garantie légale de conformité couvre deux ans à compter de la livraison, quelle que soit la marque, et s’ajoute à la garantie constructeur.
Ouvrez le dossier avec quatre éléments sous la main : le numéro de série, sous le boîtier ou dans la fiche de l’appareil dans l’application, la facture datée, la marque et la capacité de la carte testée, une capture de l’écran Stockage.
Hors garantie, une caméra dont le lecteur a lâché ne se répare pas à un tarif raisonnable. La Reolink E1 Outdoor Pro reprend le même usage, motorisée et alimentée au secteur, avec un logement qui accepte 512 Go.
Questions fréquentes
La caméra voit la carte, mais la chronologie reste vide : la carte est-elle morte ?
Presque jamais. Une carte réellement défaillante se signale autrement : l'application redemande un formatage toute seule, ou les séquences s'arrêtent avant la fin. Une chronologie vide sur une carte que la caméra affiche correctement désigne le déclenchement, pas le stockage. Regardez le compteur de stockage vingt-quatre heures après l'installation : s'il n'a pas bougé d'un gigaoctet, rien n'a été écrit, donc rien n'a été détecté. La zone de détection, la sensibilité et le mode d'enregistrement se règlent tous les trois dans le même écran de l'application.
Faut-il activer l'écrasement automatique pour que l'enregistrement continue ?
Oui, et ce réglage n'est pas toujours actif à la sortie de l'emballage. Sans lui, la caméra remplit la carte puis s'arrête net : le dernier fichier date du jour où la carte a atteint sa capacité, et rien ne prévient. Avec lui, la caméra écrase les plus anciennes séquences pour écrire les nouvelles, et l'historique glisse en permanence. L'option s'appelle enregistrement en boucle ou écrasement automatique, sous Réglages puis Stockage. Elle ne fatigue pas plus la carte : une carte de caméra est faite pour la réécriture permanente.
Peut-on récupérer les vidéos avant de reformater une carte qui coince ?
Oui, et il faut le faire avant, parce qu'un formatage efface tout. Sortez la carte, mettez-la dans un lecteur de PC : les caméras écrivent des fichiers MP4 rangés dans des dossiers datés, lisibles sans logiciel particulier. Copiez ce dont vous avez besoin sur le disque, puis remettez la carte dans la caméra et lancez le formatage depuis l'application. Si le PC ne monte pas la carte non plus, le problème est dans la carte et non dans la caméra.