Tapo C425 ou Imou Cell PT : 1 € d'écart en rayon, 34 € au mur
L'Imou Cell PT arrive avec son panneau solaire de 3 W, la Tapo C425 se vend seule : 79,35 € contre 113,34 € une fois équipée, pour deux caméras à batterie que tout rapproche ailleurs. La Tapo reprend la main sur le champ de vision et sur les filtres de détection gratuits. Ce que chaque écart change avant de percer le mur.
Un euro sépare ces deux caméras en rayon, 34 € les séparent une fois au mur : l’Imou Cell PT arrive avec son panneau solaire de 3 W dans la boîte, la Tapo C425 se vend seule. Tout le reste les rapproche, et de très près. Enregistrement sans abonnement, carte microSD à fournir, aucun flux RTSP ni ONVIF, boîtier IP66, fonctionnement de -20 à 45 °C, Wi-Fi cantonné aux 2,4 GHz : sur ces six lignes, les deux fiches techniques se répondent mot pour mot.
| Critère | TP-Link Tapo C425 | Imou Cell PT |
|---|---|---|
| Prix au relevé de septembre 2026 | 78,35 €, sans panneau | 79,35 €, panneau compris |
| Panneau solaire | Tapo A200 en option, 4,5 W, 34,99 € | FSP12 de 3 W dans la boîte |
| Batterie | 10 000 mAh, 300 jours annoncés | 15 000 mAh, 360 jours annoncés |
| Définition | 2K QHD, 2560 × 1440, jusqu’à 30 i/s | 2K, 2304 × 1296, 15 i/s au plafond |
| Champ vu à un instant donné | 134° | 88°, plus 330° de rotation |
| Détection gratuite | personne, animal, véhicule | mouvement PIR, personne |
| Carte microSD acceptée | 512 Go au maximum | 256 Go au maximum |
| Fixation | base magnétique et adhésif 3M | platine murale à quatre vis |
Le panneau solaire est dans une boîte, pas dans l’autre
Imou livre la Cell PT avec son panneau FSP12 de 3 W, son bras orientable et son câble. Deux heures de plein soleil lui rendent 800 à 1 200 mAh, soit trois semaines d’usage à vingt séquences par jour. D’avril à octobre, sur une façade dégagée, la batterie de 15 000 mAh ne redescend jamais.
TP-Link vend le sien à part. Le Tapo A200 se relève à 34,99 € sur la boutique française de la marque en septembre 2026, et autour de 30,50 € chez les revendeurs les moins chers. La caméra additionnée de son panneau revient donc à 113,34 €, contre 79,35 € pour l’Imou toute équipée. Soit 43 % de plus, pour le même service rendu.
Ces 35 € achètent tout de même quelque chose. L’A200 délivre 4,5 W, soit la moitié en plus que le panneau d’Imou, et son câble de 4 m avec rotule 360° permet de viser le sud depuis un mur qui regarde l’est. Un détail à surveiller : il est certifié IP65 alors que la caméra qu’il alimente est IP66. Il tient l’averse, pas le jet d’eau. Le kit C425 livré avec son panneau se trouve aussi sous 100 €, et à ce prix l’écart avec l’Imou retombe à une vingtaine d’euros.
Les deux constructeurs publient leur base de calcul, ce qui reste rare. TP-Link annonce 300 jours pour 230 secondes d’activité quotidienne, et 180 jours pour 360 secondes. Imou annonce 360 jours pour vingt séquences de huit secondes. En usage réel, les deux nombres fondent : une entrée de maison habitée ramène la Cell PT vers cinq mois, un portail sur rue passante vers deux, et la Tapo suit la même pente.
Une réserve qu’Imou écrit et que TP-Link tait. La Cell PT accepte la charge entre 0 et +45 °C, alors qu’elle fonctionne jusqu’à -20 °C. Trois semaines de gel en journée, et le panneau ne lui rend plus rien : il faut décrocher le boîtier et le recharger à l’intérieur par son port USB-C. TP-Link ne publie aucune plage de charge pour la C425, ce qui n’est pas une garantie. Une cellule lithium n’accepte généralement pas la charge sous zéro, quel que soit le logo dessus.
79,35 €l'Imou, panneau solaire compris
113,34 €la Tapo une fois son A200 ajouté
3 / 4,5 Wles deux panneaux, Imou puis TP-Link
0 °Cen dessous, l'Imou refuse la charge
Deux caméras se vendent sous le nom Cell PT. La référence IPC-K9EP-3T0WE porte les 15 000 mAh décrits ici ; la Cell PT Lite, référence IPC-K9ECP-3T0WE, n’en porte que 5 000, pour une dizaine d’euros de moins. Optique et tête motorisée identiques, batterie divisée par trois. Les fiches marchandes affichent la même photo et recyclent le même argumentaire sur les deux : la référence imprimée sur la boîte est le seul repère fiable.
134 degrés d’un seul regard ou 88 qui pivotent sur 330
La Tapo C425 porte un objectif fixe de 2,1 mm, et les 150° imprimés sur la boîte sont une diagonale. Sa fiche technique française donne 134° à l’horizontale, quand la page produit actuelle de TP-Link affiche 142° en diagonale et 122° à l’horizontale. Le constructeur ne s’accorde pas avec lui-même d’une page à l’autre. Comptez entre 120 et 135° de champ réel, pas 150.
La Cell PT ouvre à 88° avec son objectif de 3,6 mm. C’est étroit, et sa tête motorisée compense : 330° à l’horizontale, 90° à la verticale, avec un suivi qui garde la cible dans le cadre une fois qu’elle est repérée.
Devant chez vous, ça donne ceci. Une terrasse de 6 m de large, filmée depuis 4 m de recul, entre en entier dans le cadre de la Tapo ; les 88° de l’Imou en couvrent les deux tiers. En revanche, l’Imou regarde le portail à gauche, puis l’abri de jardin à droite, depuis un seul perçage. La Tapo ne surveille que ce qu’on lui a montré une fois pour toutes.
Le suivi automatique de l’Imou ne rattrape que ce qui démarre dans le cadre. Pendant qu’elle regarde l’abri, le portail n’est surveillé par personne. Une motorisée couvre une grande surface l’une après l’autre, jamais d’un seul regard, et c’est vrai de toutes les têtes pivotantes, la Cruiser 2 et la Reolink Altas PT Ultra comprises.
Deux détails séparent encore les deux images. Le flux de la Cell PT plafonne à 15 images par seconde quand la Tapo monte à 30 : une voiture qui traverse le cadre à 30 km/h se dilue moins. Et le capteur de mouvement de la C425 ne balaie que 130°, moins large que son image. Une silhouette peut donc entrer dans le cadre sans réveiller la caméra. Orientez l’objectif pour que les passages coupent le champ au lieu de venir droit dessus.
512 Go contre 256 : le chiffre qui ne décide de rien ici
Les deux emballages opposent un plafond de carte, 512 Go pour la Tapo, 256 Go pour l’Imou. C’est l’argument le plus répété du rayon, et sur une caméra à batterie il ne change rien à votre usage.
La raison tient à ce que ces caméras font de leurs journées : elles dorment. Aucune des deux n’enregistre en continu. Elles se réveillent sur détection, filment quelques secondes et se rendorment, ce qui se compte en mégaoctets par jour et non en gigaoctets.
La Cell PT, à vingt séquences de huit secondes, écrit une trentaine de mégaoctets par jour : une carte de 32 Go couvre plus de trois ans avant le premier écrasement. La Tapo, aux 230 secondes quotidiennes de sa propre hypothèse, tourne autour de 70 Mo par jour en H.264, soit environ un an sur la même carte de 32 Go. Remplissez les deux plafonds, et vous obtenez vingt ans d’historique d’un côté, vingt-trois de l’autre. Le boîtier sera mort depuis longtemps.
L’écart de codec se lit pareil. La Tapo encode en H.264 quand l’Imou est passée au H.265 : à définition égale, TP-Link écrit près du double. C’est un vrai défaut, mais pas sur la carte. Les fichiers plus lourds traversent le Wi-Fi plus longtemps, et c’est la batterie qui paie l’addition.
Ce qui compte ici, c’est la résistance de la carte à la réécriture, pas sa taille. Une microSD à haute endurance de 32 ou 64 Go coûte 10 à 15 € et tiendra plus longtemps que la caméra ; une carte ordinaire de 256 Go rendra l’âme en quelques mois de boucle. Le bon repère est la classe d’endurance imprimée sur l’étiquette, jamais le nombre de gigaoctets.
Un piège maison chez Imou : sa propre boutique vend un lot avec une carte de 512 Go, quand sa fiche technique plafonne à 256. Prenez la fiche au mot, et achetez plus petit.
Sans abonnement des deux côtés, mais pas sur les mêmes filtres
Les deux caméras enregistrent et alertent sans un euro par mois. La frontière du gratuit ne passe pourtant pas au même endroit, et c’est cet écart qui décide du nombre d’alertes inutiles que vous recevrez.
La C425 trie la personne, l’animal et le véhicule dans sa puce, gratuitement. L’abonnement Tapo Care n’achète que du confort de notification : la vignette dans l’alerte, le clip joint au message, l’historique en ligne. Rien qui touche à l’enregistrement lui-même.
La Cell PT réveille d’abord son capteur PIR, puis reconnaît une personne dans le boîtier, gratuitement elle aussi. Les filtres véhicule, animal et colis appartiennent à l’offre Imou Protect, offerte 31 jours puis facturée au mois. Un chat qui traverse le jardin, une rue où passent des voitures, et la différence se compte en alertes par nuit. C’est ce qui pousse à couper les notifications au bout de trois semaines.
Le PIR d’Imou rend une partie du terrain. Il ne se déclenche que sur une source de chaleur en mouvement, donc les feuilles agitées et les ombres portées le laissent tranquille, là où un détecteur purement logiciel se fait avoir. Le tri physique remplace une partie du tri payant.
Sur le reste, les deux se tiennent. L’infrarouge porte à 20 m sur l’Imou, à 15 m sur la fiche française de la Tapo, qui annonce pourtant 30 m sur sa page produit. Toutes deux passent en vision nocturne couleur grâce à leurs projecteurs. La C425 ajoute une sirène de 94 dB mesurés à 10 cm, avec un message audio que vous enregistrez vous-même.
Laquelle prendre, selon votre mur
Nous recommandons l’Imou Cell PT pour un portail, un abri de jardin ou une façade sans prise, exposés au sud. Le panneau est dans la boîte, la facture s’arrête à 79,35 €, et vous ne remonterez plus sur l’échelle. Sa tête motorisée sert vraiment dès que la zone est large et le recul faible, l’angle d’une cour par exemple. Deux réserves à assumer : un seul filtre de détection gratuit, et une charge qui s’arrête sous 0 °C, donc une vague de gel de trois semaines qui vous fera décrocher le boîtier.
La Tapo C425 prend la main dans deux cas. Si vous n’avez pas le droit de percer : sa base magnétique se colle sur la plaque et l’adhésif 3M fournis, l’ensemble pèse 335 g, et un déménagement ne laisse qu’un carré à décoller. Si la scène tient dans un seul cadre : elle voit plus large d’un seul regard, trie trois catégories sans rien payer, et monte à 30 images par seconde pour une rue passante. Comptez alors 35 € de panneau en plus, ou cherchez le kit sous 100 €.
Trois situations les écartent toutes les deux. L’enregistrement continu, qu’aucune caméra à batterie ne fera jamais : il y faut du secteur, comme sur la Tapo C212. Un NAS, un enregistreur du commerce ou une instance Frigate : aucune des deux n’expose de flux, regardez du côté de la Reolink E1 Outdoor Pro. Et la lecture d’une plaque à 15 m, qui réclame du 4K sur secteur, comme l’Imou Knight 4K.
Questions fréquentes
Faut-il acheter un panneau solaire en plus avec la Tapo C425 ou l'Imou Cell PT ?
Avec l'Imou, non : le panneau FSP12 de 3 W est dans la boîte, et deux heures de plein soleil lui rendent 800 à 1 200 mAh, soit trois semaines d'usage. Avec la Tapo, oui, si vous ne voulez pas décrocher la caméra pour la recharger. Le Tapo A200 se relève à 34,99 € sur la boutique française de la marque en septembre 2026, ce qui porte l'installation à 113,34 € contre 79,35 € chez Imou. Le kit C425 vendu avec son panneau se trouve sous 100 € et ramène l'écart à une vingtaine d'euros.
Laquelle des deux fonctionne vraiment sans abonnement ?
Les deux enregistrent et alertent sans un euro par mois, mais la frontière du gratuit n'est pas au même endroit. La Tapo C425 trie la personne, l'animal et le véhicule dans sa puce sans rien payer, et Tapo Care n'ajoute que la vignette, le clip joint et l'historique en ligne. L'Imou Cell PT réveille son capteur PIR puis reconnaît une personne, gratuitement aussi, mais range les filtres véhicule, animal et colis dans l'offre Imou Protect, offerte 31 jours puis facturée. Sur une rue passante ou dans un jardin à chats, ça se compte en alertes inutiles par nuit.
512 Go sur la Tapo contre 256 Go sur l'Imou : est-ce que ça change quelque chose ?
Non, et c'est l'argument le plus répété du rayon. Aucune de ces deux caméras n'enregistre en continu : elles dorment entre deux détections. L'Imou écrit une trentaine de mégaoctets par jour, la Tapo environ 70 Mo en H.264, donc une carte de 32 Go couvre déjà trois ans d'un côté et un an de l'autre. Remplir les plafonds donnerait vingt ans d'historique. Ce qui compte est la résistance de la carte à la réécriture, pas sa taille : prenez une microSD à haute endurance de 32 ou 64 Go.